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Le 16 août 2026

  • Photo du rédacteur: jbseilliere
    jbseilliere
  • il y a 7 heures
  • 2 min de lecture

Demain tu rentres en classe Isaline chérie. Les Suisses aiment le modèle germanique; les enfants travaillent moins d’heures pendant la journée, mais beaucoup plus de journées que tout le reste de l’Europe latine qui est encore sur les plages en cette fin d’été chaud. Certains pensent que cet été aura été l’été le plus frais du restant des étés que tu connaîtras, et je partage cet avis sinon alarmiste, en tous cas réaliste. Tu restes dans la classe des « moyens », et après avoir été dans la classe des girafes l’année dernière, tu seras cette année dans la classe des grenouilles. Tes maîtresses sont géniales. Les grenouilles font des bonds; c’est tout le mal que je te souhaite, et tu y sembles préparée.


J’ai vu écrit le mot connaissance écrit avec une césure: « co-naissance ». En associant le sujet et la situation, je me suis souvenu d’une maxime amusante qu’on attribue à Sacha Guitry qui aurait dit « pourquoi savoir puisque tout est dans les livres ». Aujourd’hui, on se demande même pourquoi décider puisque l’intelligence artificielle peut le faire mieux que nous, pour nous. Tu reprends le chemin de l'école parce que chaque apprentissage te façonne.


Tu iras dans ton l’école adaptée dès demain pour faire naître en toi tous ces plaisirs intellectuels et fonctionnels qui te permettront de te situer dans ton environnement. Puisque vivre, c’est être acteur et non plus spectateur, tu vas chercher à comprendre, et à assimiler. D’abord des gestes, puis les conséquences de ces derniers. Écrire, parler, lire et compter. Si on perd ça, on survit. Avec ces belles bases scolaires, on vit, et on s’arme pour ne plus subir, mais embellir.


« Ne pas subir », admirable devise de plusieurs corps d’armée. Combattre l’adversité, et installer l’ordre.


Vive l’école, Isaline chérie.

 
 
 

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